Votre médecin vous a dit « il faut faire un dossier MDPH » et vous ne savez pas par où commencer ? Voilà l'essentiel.
La MDPH est le guichet de votre département. On y dépose une seule demande, avec un seul formulaire, pour l'AAH, la PCH, la RQTH, la carte ou l'AEEH. C'est sa commission qui décide.
Au sommaire (9 parties)
- Qu'est-ce que la MDPH ?
- Trouver l'adresse de votre MDPH (annuaire par région)
- Qui peut bénéficier de la MDPH
- Quels droits demander à la MDPH
- Ce que la MDPH regarde vraiment dans un dossier
- Comment se passe une demande, de l'envoi à la décision
- Combien de temps la MDPH met pour répondre
- Refus ou décision décevante : Les recours possibles
- Avant de contacter votre MDPH
Qu'est-ce que la MDPH ?
Prenons un exemple : Josiane a 47 ans, une polyarthrite qui lui abîme les mains et un poste de caissière qu'elle tient de plus en plus mal. Son médecin lui a lancé : « Il faut faire un dossier MDPH. »
Elle a dit oui, puis elle a passé la soirée sur internet à chercher ce qu'était au juste cette MDPH. Qu'y demander ? À quelle adresse envoyer quoi ?
Si vous en êtes au même point, cette page est faite pour vous. MDPH veut dire maison départementale des personnes handicapées.
La loi le dit simplement : « il est créé dans chaque département une maison départementale des personnes handicapées » (article L146-3 du code de l'action sociale et des familles).
Son but, toujours selon ce texte : offrir un accès unique aux droits et aux prestations liés au handicap, et faciliter les démarches des personnes et de leur famille.
Les MDPH fonctionnent depuis 2006 et réunissent les missions de l'ancienne COTOREP, des anciennes commissions départementales d'éducation spéciale et des sites pour la vie autonome.
Concrètement, c'est un guichet où vous déposez une seule demande, avec un seul formulaire. Elle l'étudie, qu'il s'agisse d'une allocation, d'une carte ou d'une aide pour la scolarité de votre enfant.
Elle a aussi une mission d'accueil, d'information et de conseil. Vous pouvez l'appeler ou vous y rendre pour poser vos questions avant de remplir quoi que ce soit.
Son rôle ne s'arrête pas à la décision. Elle assure aussi le suivi de ce qui a été décidé et une mission de sensibilisation au handicap.
Une MDPH par département, et c'est votre adresse qui décide
La MDPH qui traite votre dossier, c'est celle du département où vous avez votre résidence principale. C'est-à-dire là où vous habitez habituellement depuis plus de trois mois (hors accueil en établissement médico-social).
Envoyez donc votre dossier à la MDPH de votre département de résidence. Le service national de dépôt en ligne le dit clairement : une demande déposée dans un autre département ne pourrait pas être traitée.
Dans certains départements, la MDPH est intégrée à une maison départementale de l'autonomie (MDA). Elle réunit au même endroit l'accueil des personnes handicapées et celui des personnes âgées.
La loi précise que cette organisation ne crée pas une nouvelle structure juridique. La MDPH continue d'exister à l'intérieur, avec les mêmes droits à demander.
Qui fait quoi à l'intérieur
Deux équipes, deux rôles bien distincts. L'équipe pluridisciplinaire évalue votre situation : on y trouve des médecins, des infirmiers, des ergothérapeutes, des psychologues, des travailleurs sociaux, des spécialistes de la scolarité ou de l'emploi.
Tous ne voient pas chaque dossier. Elle propose des réponses, mais elle ne décide pas.
Les décisions, elles, reviennent à la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, la CDAPH. Elle réunit notamment des représentants :
- des associations de personnes handicapées et de leurs familles (qui ont un tiers des voix).
- du conseil départemental.
- de l'État.
- de l'Assurance maladie.
- des syndicats.
Autre point qui surprend : la MDPH ne verse pas d'argent elle-même. La commission décide, puis l'organisme payeur prend le relais.
C'est la Caf (ou la MSA) pour l'AAH et l'AEEH, le conseil départemental, en général, pour la PCH.
Et pour être tout à fait claire : Avis Favorable n'est pas la MDPH. Nous expliquons les règles et nous aidons à préparer un dossier, mais la décision appartient à la commission de votre département.
Trouver l'adresse de votre MDPH (annuaire par région)
Votre MDPH, c'est celle du département où vous habitez depuis plus de trois mois. Choisissez votre département dans la liste ci-dessous, classée par région, pour accéder à sa page.
Vous voulez simplement déposer votre demande ? Le service national MDPH en ligne, proposé par la CNSA, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, permet de la saisir à toute heure, gratuitement, après avoir choisi votre département.
Île-de-France
Hauts-de-France
Grand Est
Pays de la Loire
Centre-Val de Loire
Bourgogne-Franche-Comté
Nouvelle-Aquitaine
Occitanie
Auvergne-Rhône-Alpes
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Aucun département ne correspond. Essayez le numéro, par exemple « 31 ».
Qui peut bénéficier de la MDPH
La MDPH accueille les personnes en situation de handicap, les PSH comme on les abrège souvent, enfants comme adultes, quels que soient leur âge et leur situation.
Reste à savoir ce que la loi appelle un handicap. C'est toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société, subie dans son environnement, en raison :
- d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques.
- d'un polyhandicap.
- d'un trouble de santé invalidant.
C'est ce qu'écrit l'article L114 du code de l'action sociale et des familles. Vous le voyez, aucune liste de maladies là-dedans : c'est la limitation dans la vie quotidienne qui compte, pas le nom du diagnostic.
Deux conditions pratiques, ensuite : la MDPH n'agit que si la personne, ou son représentant légal, fait une demande, et c'est la MDPH de votre résidence principale qui s'en occupe.
Être reçu par la MDPH ne veut pas dire obtenir un droit. Chaque droit a ses propres conditions.
L'AAH demande par exemple d'avoir au moins 20 ans, avec une exception dès 16 ans si le jeune n'est plus à charge de ses parents au sens des prestations familiales. La carte mobilité inclusion pose une condition de nationalité ou de titre de séjour.
Le tableau qui suit donne les conditions de base de chaque droit.
Quels droits demander à la MDPH
Voici les principaux droits que la CDAPH accorde. Pour chacun, j'ai une page détaillée.
| Droit | Pour qui, en une phrase | Qui verse ou délivre |
|---|---|---|
| AAH (allocation aux adultes handicapés) | Adultes avec un taux d'incapacité d'au moins 80 %, ou de 50 à 79 % avec une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi | Caf ou MSA |
| PCH (prestation de compensation du handicap) | Personnes qui ont une difficulté absolue pour une activité du quotidien, ou une difficulté grave pour deux | Conseil départemental, en général |
| AEEH (allocation d'éducation de l'enfant handicapé) | Parents d'un enfant de moins de 20 ans, taux d'au moins 80 %, ou de 50 à 79 % sous conditions | Caf ou MSA |
| CMI (carte mobilité inclusion) | Mentions invalidité, priorité ou stationnement, selon le handicap | Président du conseil départemental |
| RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) | Personnes dont les possibilités de trouver ou de garder un emploi sont réduites | Aucun versement : c'est un statut |
Pour toutes les aides financières liées au handicap, allocations comme prestations, une page fait le tour.
Pour l'allocation, tout se joue sur le taux d'incapacité et sur l'accès à l'emploi : je détaille les conditions de l'AAH sur une page à part.
La prestation de compensation du handicap finance, elle, des aides concrètes : aide humaine, aides techniques, aménagement du logement ou du véhicule.
La RQTH ouvre l'accès à des mesures et à des aides pour trouver ou garder un emploi. La carte mobilité inclusion facilite les déplacements et l'accès prioritaire.
Et pour un enfant, l'AEEH est une aide financière versée aux parents.
La CDAPH décide aussi d'autres choses moins connues :
- l'orientation vers un établissement ou un service médico-social, pour un enfant comme pour un adulte.
- les mesures pour la scolarité : aide humaine, matériel pédagogique adapté, projet personnalisé de scolarisation.
- l'orientation professionnelle, par exemple vers un Ésat.
- un avis pour l'affiliation gratuite de l'aidant familial à l'assurance vieillesse.
- le renouvellement des anciennes allocations compensatrices (ACTP, ACFP) pour ceux qui les touchent encore.
Quand la décision d'orientation vers un établissement tombe, la notification ne vous donne pas encore de place. La recherche se poursuit sur ViaTrajectoire, un site qui aide à trouver un établissement médico-social correspondant à vos critères.
Pour un enfant, la même MDPH
La MDPH n'est pas réservée aux adultes. Pour un enfant, ce sont les parents (ou le représentant légal) qui déposent la demande, avec le même formulaire.
Il contient même une partie à part, la partie C, consacrée à la vie scolaire ou étudiante. On y demande par exemple l'AEEH, une aide humaine à la scolarisation, du matériel pédagogique adapté ou une orientation vers un établissement spécialisé.
Un détail que peu de parents connaissent : entre 15 et 20 ans, toucher l'AEEH ou la PCH, ou avoir un projet personnalisé de scolarisation, vaut RQTH. Votre adolescent n'a donc pas forcément besoin d'une demande séparée pour être reconnu travailleur handicapé.
Et vous n'avez pas besoin de savoir d'avance ce qui vous correspond. Le même formulaire, le Cerfa 15692*01, sert pour toutes ces demandes.
Quand vous demandez l'AAH, une procédure de RQTH est lancée automatiquement.
Ce que la MDPH regarde vraiment dans un dossier
Beaucoup de gens cherchent la liste des maladies reconnues avant d'oser envoyer quoi que ce soit. Or cette liste n'existe pas.
Le guide-barème, le texte officiel qui fixe le taux d'incapacité, le dit en toutes lettres : « Le diagnostic ne permet pas, à lui seul, une évaluation du handicap. »
Retenez bien cette idée, parce que tout le reste en découle. La MDPH ne vous demande pas « quelle maladie avez-vous ? ». Elle vous demande « qu'est-ce que vous n'arrivez plus à faire, et qu'est-ce que ça change dans votre vie ? ».
Revenons à Josiane et à ce qu'elle avait d'abord écrit dans son dossier : « J'ai des douleurs aux mains. » C'est vrai, mais la commission ne peut rien en faire.
Voici ce qu'elle a finalement écrit : « Je ne peux plus ouvrir une bouteille d'eau ni un pot de confiture. Le matin, il me faut vingt minutes pour boutonner mon chemisier.
« À la caisse, je dois m'arrêter toutes les heures parce que mes doigts se bloquent. Mon fils passe le dimanche faire ce que je n'arrive plus à faire dans la semaine. »
Là, l'équipe voit une vie, et c'est une vie qu'elle évalue, pas un nom de maladie.
Comment se passe une demande, de l'envoi à la décision
Alors, par où commencer ? Voici les grandes étapes. Le détail de chaque pièce et la façon de remplir le formulaire sont sur ma page dossier MDPH.
1. Rassembler les pièces obligatoires
Le dossier doit contenir quatre pièces :
- le formulaire de demande, Cerfa 15692*01, daté et signé.
- le certificat médical, Cerfa 15695*01, de moins de 12 mois, rempli par votre médecin traitant ou un spécialiste.
- une photocopie recto verso de votre pièce d'identité (et de celle de votre représentant légal s'il y en a un).
- un justificatif de domicile (si vous êtes hébergé, celui de la personne qui vous héberge avec son attestation sur l'honneur).
Si vous êtes sous protection juridique, ajoutez le jugement. Tout le reste est facultatif mais souvent précieux : comptes rendus d'hospitalisation, bilans d'un kinésithérapeute, d'un ergothérapeute, d'un psychologue.
La partie B du formulaire, « vie quotidienne », n'est pas obligatoire non plus. Pourtant, c'est elle que l'équipe lit pour comprendre vos besoins. Ne la laissez pas vide.
2. Déposer le dossier
Deux façons de faire : par courrier ou sur place à la MDPH de votre département, ou en ligne si votre MDPH propose un téléservice.
Le service national MDPH en ligne est gratuit, et selon la CNSA, 82 MDPH l'ont choisi. Les autres ont leur propre portail ou n'en proposent pas encore.
J'explique comment créer son espace et suivre l'avancement sur la page MDPH mon compte. Dans tous les cas, gardez une copie de tout ce que vous envoyez.
3. L'accusé de réception
À réception, la MDPH vous envoie un accusé de réception. S'il manque une pièce, c'est par ce courrier qu'elle vous la réclame, avec un délai pour la fournir.
Lisez-le attentivement : un dossier qui reste incomplet ne peut pas avancer.
4. L'évaluation par l'équipe pluridisciplinaire
L'équipe étudie votre dossier et peut vous appeler, vous convoquer, ou demander des informations à votre entourage et aux professionnels qui vous suivent.
Vous avez le droit d'être accompagné par la personne de votre choix pendant cette évaluation.
5. Le plan personnalisé de compensation
L'équipe rédige ses propositions dans un document appelé plan personnalisé de compensation. Il vous est envoyé avant le passage en commission et vous avez 15 jours pour faire vos observations.
C'est le moment de réagir si une demande a été oubliée ou si votre situation est mal comprise. Après, c'est plus compliqué.
6. La décision de la CDAPH
La commission examine les propositions et décide. Le formulaire de demande le rappelle noir sur blanc : la loi vous donne le droit d'être reçu par la CDAPH.
Attention : si vous cochez la « procédure simplifiée » (pour un renouvellement sans changement, une RQTH ou une situation d'urgence), vous renoncez à ce droit. Réfléchissez-y avant de cocher.
7. La notification
Vous recevez la décision par courrier : ce qui est accordé, ce qui est refusé, pour combien de temps. La MDPH transmet ensuite les décisions aux organismes payeurs.
Conservez cette notification précieusement, elle vous servira pour un recours, un renouvellement ou une démarche auprès de votre employeur.
Qui peut déposer, et qui peut vous aider
La demande est faite par la personne concernée ou par son représentant légal. Pour certains droits, d'autres peuvent aussi la déposer, comme l'établissement ou le service qui accueille la personne, ou l'organisme payeur.
Pour la RQTH en revanche, c'est une démarche strictement personnelle : votre employeur ne peut pas la faire à votre place.
Vous n'êtes pas obligé de remplir le dossier seul. La MDPH elle-même peut vous aider, y compris à rédiger la partie « vie quotidienne ».
Le centre communal d'action sociale (CCAS) de votre mairie peut aussi vous accompagner. Et pendant l'évaluation, comme je le disais plus haut, vous pouvez venir avec la personne de votre choix.

Combien de temps la MDPH met pour répondre
Le délai légal est de 4 mois. Il court à partir du moment où votre demande est recevable, donc complète.
Et si la commission ne vous a rien répondu au bout de 4 mois, son silence vaut décision de rejet (article R241-33 du code de l'action sociale et des familles). Oui, vous avez bien lu : le silence est un refus.
Et dans la réalité ? D'après le baromètre officiel de la CNSA, le délai moyen national de traitement était de 4,3 mois tous droits confondus au premier trimestre 2026.
C'était 4,3 mois pour les adultes et 4,2 mois pour les enfants. Pour la PCH, plus complexe à évaluer, la moyenne atteignait 5,3 mois.
Et ça dépend beaucoup de l'endroit où vous habitez. Le ministère reconnaît lui-même des « variations importantes entre les territoires » : selon les départements, on va de moins de 2 mois à plus de 9.
Le délai de chaque MDPH est dans notre tableau des délais de la MDPH. La CNSA publie chaque trimestre son baromètre des MDPH.
Ce même document donne un chiffre qui surprend souvent : en 2023, une prestation a été accordée dans 76 % des décisions rendues. Autrement dit, les trois quarts des décisions sont des accords.
Ça ne veut pas dire que la vôtre passera, mais ça veut dire qu'un refus n'est pas la règle.
Deux conseils pratiques pour ne pas perdre de temps. Déposez dès que le dossier est prêt.
Pour l'AAH, l'AEEH, la PCH et la majoration pour la vie autonome, c'est la date de dépôt de la demande qui sert à fixer la date d'ouverture des droits.
Pour un renouvellement, anticipez : Mon Parcours Handicap, le site officiel, conseille de déposer la demande 6 mois avant la fin de vos droits pour éviter une coupure.
Refus ou décision décevante : Les recours possibles
Une décision de la CDAPH n'est pas gravée dans le marbre. Vous avez deux outils.
Le premier s'appelle le recours administratif préalable obligatoire, ou RAPO. C'est un courrier qui demande à la MDPH de réexaminer sa décision.
Il doit partir dans les 2 mois qui suivent la notification, et il est obligatoire : sans lui, vous ne pourrez pas aller devant le tribunal.
Pour la carte mobilité inclusion, ce recours ne s'adresse pas à la MDPH mais au président du conseil départemental. Si personne ne vous répond dans les 2 mois, c'est un refus, et vous avez alors 2 mois pour saisir le tribunal.
Le second, c'est la conciliation : vous pouvez demander au directeur de la MDPH l'intervention d'une personne qualifiée, choisie sur une liste établie par la MDPH. C'est gratuit, elle a 2 mois pour sa mission.
Depuis la loi du 26 mai 2026, demander la conciliation interrompt le délai de recours : il repart en entier une fois la conciliation terminée. Elle ne change pas la décision elle-même, mais elle peut vous aider à comprendre ce qui a coincé.
Le plus frustrant, c'est qu'un refus vient parfois d'un dossier qui ne disait pas assez ce que vivait la personne. Un recours bien écrit peut remettre les choses d'aplomb.
J'ai préparé un modèle de lettre de recours MDPH que vous pouvez adapter.
Avant de contacter votre MDPH
Pour résumer ce qu'il faut avoir en tête :
- une seule demande, un seul formulaire : le Cerfa 15692*01 couvre l'AAH, la PCH, la RQTH, la carte, l'AEEH et les orientations.
- quatre pièces obligatoires : formulaire, certificat médical de moins de 12 mois, pièce d'identité, justificatif de domicile.
- la bonne MDPH : celle de votre résidence principale.
- le quotidien avant le diagnostic : décrivez ce que vous ne pouvez plus faire, avec des exemples précis.
- les délais : 15 jours pour réagir au plan personnalisé de compensation, 4 mois de délai légal (et le silence vaut refus), 2 mois pour contester une décision.
Commencez par repérer votre MDPH dans l'annuaire, notez son adresse et ses horaires, puis attaquez le formulaire au calme, une partie à la fois.