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AAH (allocation aux adultes handicapés) : Qui y a droit et comment la demander

Par Maud, Avis Favorable · publié le 4 octobre 2026

AAH (allocation aux adultes handicapés) : Qui y a droit et comment la demander

Vous ne travaillez plus, ou très peu, à cause de votre santé, et les factures continuent d'arriver. L'AAH, c'est un revenu minimum versé chaque mois par la Caf, jusqu'à 1 041,59 € depuis le 1er avril 2026.

Mais ce n'est pas elle qui décide si vous y avez droit : c'est la MDPH.

Au sommaire (10 parties)
  1. L'AAH en bref : Qui décide, qui paie
  2. Les conditions pour toucher l'AAH (taux d'incapacité, âge, ressources)
  3. AAH à 80 % ou entre 50 et 79 % : Ce qui change
  4. Vivre en couple avec l'AAH : Les revenus du conjoint ne comptent plus
  5. Combien rapporte l'AAH aujourd'hui
  6. Demande d'AAH : Le dossier à remplir, en ligne ou à imprimer
  7. Durée de l'AAH et renouvellement
  8. Une fois l'AAH accordée : Vos obligations envers la Caf
  9. Ce que devient l'AAH à 62 ans ou après un refus
  10. Avant de déposer votre demande d'AAH

L'AAH en bref : Qui décide, qui paie

L'AAH est une allocation qui garantit un revenu minimum aux adultes dont le handicap limite fortement la vie quotidienne ou l'accès au travail.

Elle se joue en deux temps, avec deux maisons différentes. C'est souvent là que les gens se perdent.

D'abord, la MDPH examine votre handicap, ou plus exactement la CDAPH, la commission qui siège à la MDPH et prend les décisions. Elle fixe votre taux d'incapacité et dit si vous remplissez la condition médicale.

Ensuite seulement, la Caf entre en scène. Une fois l'accord de la MDPH obtenu, elle (ou la MSA si vous dépendez du régime agricole) vérifie vos ressources, calcule le montant et vous le verse chaque mois.

Étape Qui s'en occupe Ce qui est vérifié
Demande Vous, auprès de la MDPH Formulaire, certificat médical, justificatifs
Décision sur le handicap La CDAPH Taux d'incapacité, accès à l'emploi
Calcul et paiement La Caf ou la MSA Ressources, situation familiale

Quelques repères avant d'entrer dans le détail :

Les conditions pour toucher l'AAH (taux d'incapacité, âge, ressources)

Il y a quatre conditions, et il faut les remplir toutes. La première est de loin la plus difficile.

Un taux d'incapacité fixé par la commission

La CDAPH vous attribue un taux d'incapacité à partir d'un guide-barème officiel. Pour l'AAH, deux situations ouvrent la porte :

Ce taux ne se calcule pas à partir du nom de votre maladie. Le guide-barème le dit noir sur blanc : le diagnostic ne permet pas, à lui seul, d'évaluer le handicap. Ce qui compte, c'est ce que la maladie vous empêche de faire.

À 50 %, le barème parle d'une « gêne notable » dans la vie sociale. À 80 %, d'une « entrave majeure » dans la vie quotidienne, avec une atteinte de votre autonomie.

Je détaille les seuils de 50 et 80 % dans un guide à part, avec des exemples.

L'âge : 20 ans, parfois 16

Il faut avoir au moins 20 ans. La demande est possible dès 16 ans si vous n'êtes plus à la charge de vos parents pour les prestations familiales. C'est le cas, par exemple, si vous avez quitté le domicile familial.

Vivre en France

Vous devez résider en France métropolitaine ou dans un département d'outre-mer. Mayotte a ses propres règles et son propre montant.

Si vous êtes ressortissant européen ou étranger, il faut y vivre depuis plus de 3 mois, sauf si vous travaillez. Un étranger hors Union européenne doit en plus avoir un titre de séjour en cours de validité.

Des ressources sous un plafond

L'AAH est versée sous condition de ressources. Pour une personne sans enfant, le plafond est de 12 499 € par an.

Il monte avec les enfants à charge : 18 749 € avec un enfant, 24 998 € avec deux.

Les revenus regardés sont en principe ceux de l'avant-dernière année, tels que déclarés aux impôts, et certains revenus ne comptent qu'en partie.

Le détail des plafonds, du calcul et des exemples chiffrés se trouve sur la page consacrée au montant de l'AAH.

AAH à 80 % ou entre 50 et 79 % : Ce qui change

Tout se joue sur un seuil : à 80 % et plus, le taux suffit. Entre 50 et 79 %, il faut prouver en plus que ce handicap vous ferme l'accès à l'emploi.

Cette deuxième condition porte un nom à rallonge : la restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi, ou RSDAE. Le code de la sécurité sociale la définit à l'article D821-1-2, et son texte tient en trois idées.

La restriction est substantielle quand vous rencontrez, du fait même de votre handicap, des difficultés importantes pour accéder à un emploi.

La commission regarde vos déficiences, vos limitations, les contraintes de vos traitements et les troubles qui aggravent la situation. Elle vous compare à une personne sans handicap qui aurait le même profil.

La restriction n'est pas substantielle si un aménagement de poste ou une compensation suffit à lever l'obstacle sans charge disproportionnée.

Reste le mot « durable » : la difficulté doit durer au moins un an à partir du dépôt de la demande, même si votre état n'est pas stabilisé.

Bonne nouvelle, la RSDAE reste compatible avec un travail en ESAT, avec une formation, ou avec un emploi en milieu ordinaire à moins d'un mi-temps.

Taux d'au moins 80 % Taux de 50 à 79 %
Condition en plus du taux Aucune RSDAE reconnue par la CDAPH
Durée d'attribution 1 à 10 ans, ou sans limitation 1 à 2 ans, jusqu'à 5 ans dans certains cas
À 62 ans L'AAH peut compléter une petite retraite L'AAH s'arrête
Majoration pour la vie autonome Possible Non

Prenons Nadia, 41 ans. Elle souffre d'une sclérose en plaques avec des poussées et une fatigue qui l'oblige à s'allonger plusieurs fois par jour. La commission lui reconnaît un taux de 50 à 79 %.

Si son dossier dit seulement « fatigue chronique », la RSDAE a peu de chances de passer.

Maintenant, le certificat et son projet de vie expliquent qu'elle ne tient pas plus de deux heures assise. Elle a dû quitter son poste de caissière, et un aménagement a déjà été tenté sans succès. Là, la commission a de quoi reconnaître la restriction.

Les maladies psychiques posent exactement ce problème, parce qu'elles ne se voient pas. J'en parle en détail dans la page AAH et dépression.

Vivre en couple avec l'AAH : Les revenus du conjoint ne comptent plus

C'était, à mes yeux, la règle la plus injuste de l'AAH : vivre avec quelqu'un qui travaillait pouvait vous faire perdre votre allocation. Depuis le 1er octobre 2023, c'est fini.

L'AAH est calculée uniquement à partir de vos ressources personnelles. Les revenus de votre conjoint, concubin ou partenaire de Pacs ne sont plus pris en compte. On appelle ça la déconjugalisation.

Il reste un cas particulier. Pour certains allocataires qui vivaient déjà en couple avec l'AAH, l'ancien calcul pouvait être plus favorable, par exemple quand leurs propres revenus étaient plus élevés que ceux du conjoint.

Pour eux, la Caf ou la MSA compare les deux calculs et applique automatiquement le plus avantageux. Le plafond du couple, dans l'ancien calcul, est de 22 623 € par an sans enfant.

Deux choses à savoir :

Concrètement, prenons Sophie, qui touche l'AAH et vit avec Marc, salarié. Avant la réforme, le salaire de Marc entrait dans le calcul et pouvait réduire ou supprimer son allocation.

Aujourd'hui, si Sophie n'a pas de revenus personnels, elle peut toucher le montant maximal, quel que soit le salaire de Marc.

Combien rapporte l'AAH aujourd'hui

Le montant maximal est de 1 041,59 € par mois en métropole et dans les départements d'outre-mer (hors Mayotte). C'est depuis la revalorisation du 1er avril 2026, fixée par décret au Journal officiel.

Mais attention : c'est un plafond, pas un montant garanti. L'AAH vient compléter vos autres ressources jusqu'à ce niveau.

Si vous n'avez aucune ressource, vous touchez le montant maximal, que votre taux soit de 50 % ou de 80 %.

Avec une pension d'invalidité, une retraite ou une rente d'accident du travail, vous recevez la différence entre cette pension et 1 041,59 €.

Quand vous travaillez, vos revenus ne comptent pas pendant les 6 premiers mois, puis l'AAH baisse selon un calcul avec abattement, détaillé dans le guide AAH et travail.

Avec un taux d'au moins 80 %, un logement indépendant et une aide au logement, vous pouvez toucher en plus la majoration pour la vie autonome (MVA). Elle est de 104,77 € par mois, sans démarche.

Dernier cas, celui de l'hospitalisation longue. Après 60 jours d'hospitalisation, d'hébergement en maison d'accueil spécialisée ou d'incarcération, l'AAH tombe à 30 %, soit 312 € par mois.

Il y a des exceptions, par exemple si vous avez un enfant à charge, ou si vous payez le forfait journalier à l'hôpital.

L'AAH se cumule avec la prime d'activité. En revanche, une pension d'invalidité réduit l'AAH d'autant. Avec le RSA, les deux ne s'additionnent pas en entier non plus.

Et l'AAH ne se cumule pas avec l'allocation de solidarité spécifique (ASS) de France Travail, sauf pour les personnes qui touchaient déjà les deux au 31 décembre 2016.

La fiche officielle de service-public sur l'AAH liste tous ces cas.

Voici les guides à part :

Et pour aller plus loin que l'allocation, les autres aides financières que la MDPH peut ouvrir sont réunies dans un guide à part.

Chiffres clés de l'AAH : montant maximal, plafond de ressources, délai de réponse de la MDPH et délai de recours

Demande d'AAH : Le dossier à remplir, en ligne ou à imprimer

Il n'existe pas de formulaire « AAH » à part. La demande se fait avec le dossier MDPH commun à toutes les prestations, et c'est la MDPH de votre lieu de résidence qui le reçoit.

Ce dossier ne va donc jamais à la Caf. Dans le formulaire, elle ne figure que dans la case où vous indiquez votre organisme payeur et votre numéro d'allocataire.

Le document s'appelle « Demande à la MDPH » (Cerfa 15692*01), il est gratuit, et il sert aussi pour la PCH, la carte mobilité inclusion, la RQTH ou l'AEEH. Voici les étapes.

  1. Remplissez le formulaire. En ligne si votre MDPH propose le téléservice, sinon sur papier avec le formulaire MDPH (cerfa 15692). Cochez bien la demande d'AAH. La partie sur votre vie quotidienne et votre projet de vie compte autant que les cases administratives.

  2. Faites remplir le certificat médical. C'est le Cerfa 15695*01. Il doit dater de moins d'un an au moment du dépôt. Le médecin de votre choix peut le remplir, pas forcément votre médecin traitant.

  3. Joignez les justificatifs : votre pièce d'identité ou votre titre de séjour, en copie recto verso. Ajoutez un justificatif de domicile, avec une attestation de l'hébergeant si vous êtes hébergé. Si vous êtes sous tutelle ou curatelle, joignez le jugement.

  4. Envoyez le tout à votre MDPH. Si vous ne savez pas laquelle, commencez par trouver votre MDPH : adresse, accès en ligne, contact.

  5. Attendez la décision. La commission a 4 mois pour répondre. Sans réponse au bout de 4 mois, la demande est considérée comme rejetée. Vous recevez ensuite la notification de la MDPH, puis la Caf calcule vos droits.

Faire sa demande d'AAH en ligne

Le dépôt en ligne passe par MDPH en ligne, un service gratuit ouvert jour et nuit. Voici les étapes :

Tous les départements n'ont pas ce téléservice. Si le vôtre n'en a pas, il reste le papier.

Le dossier AAH à imprimer

Le formulaire se télécharge gratuitement sur service-public, en PDF, et vous pouvez l'imprimer. Pour une première demande, on remplit tout.

L'AAH se demande dans la partie E, celle où vous exprimez vos demandes. À partir de 20 ans, le formulaire précise de compléter aussi la partie D, sur votre situation professionnelle.

Besoin d'aide pour le remplir ? L'accueil de votre MDPH est là pour ça.

Ensuite, envoyez le formulaire et les justificatifs à la MDPH de votre lieu de résidence, de préférence en lettre recommandée avec avis de réception. Gardez une copie complète.

Le certificat médical, la pièce qui pèse le plus

La commission ne vous voit pas toujours. Elle lit. Et ce qu'elle lit en premier, c'est le certificat médical.

Le formulaire Cerfa 15695*01 prévoit une rubrique sur le retentissement de votre état, activité par activité :

Pour chacune, le médecin indique si vous la faites sans difficulté, avec difficulté, avec l'aide de quelqu'un, ou pas du tout.

Il précise aussi la fréquence de vos symptômes : permanents, réguliers (plus de 15 jours par mois) ou ponctuels. Pour une maladie qui fluctue, cette case change tout.

Un certificat qui ne remplit que le diagnostic laisse la commission deviner le reste, et elle ne devine pas en votre faveur.

Ce qui est rageant, c'est que beaucoup de refus viennent d'un dossier qui parle de la maladie et presque pas de la vie. « Lombalgie chronique » ne dit rien à la commission.

« Je ne peux pas porter mes courses, je fais trois pauses pour monter un étage, je ne tiens pas une journée de travail assise », ça, elle peut l'évaluer.

Mon conseil : avant le rendez-vous, notez sur une feuille ce qui vous coûte le plus dans une semaine ordinaire, et donnez-la à votre médecin.

La RQTH vient avec

Autre point : toute demande d'AAH déclenche automatiquement l'examen d'une RQTH, la reconnaissance de travailleur handicapé. Vous n'avez pas à la demander en plus.

Durée de l'AAH et renouvellement

L'AAH n'est pas accordée une fois pour toutes, sauf exception. La durée dépend de votre taux.

Taux d'incapacité Durée d'attribution
Au moins 80 % 1 à 10 ans
Au moins 80 %, handicap qui ne peut pas évoluer favorablement Sans limitation de durée
50 à 79 % 1 à 2 ans
50 à 79 %, handicap qui ne peut pas s'améliorer sur la période Jusqu'à 5 ans

L'attribution sans limitation de durée, ce qu'on appelle les droits à vie, est réservée aux taux d'au moins 80 %. Il faut aussi que le handicap ne puisse pas s'améliorer, compte tenu des données de la science.

Pour renouveler, il faut refaire une demande avant la fin de la période, avec le même formulaire et les mêmes pièces que la première fois, certificat médical récent compris.

Comptez large : la MDPH a 4 mois pour répondre, et il vaut mieux ne pas se retrouver sans rien entre deux décisions.

L'AAH peut aussi être révisée avant l'échéance si votre taux change. La demande peut venir de vous, de la Caf ou de la MSA, ou du préfet.

Une fois l'AAH accordée : Vos obligations envers la Caf

La décision de la MDPH ouvre le droit. Ensuite, c'est avec la Caf (ou la MSA) que tout se passe, et quelques réflexes évitent les mauvaises surprises.

Premier réflexe : déclarer chaque changement. Un déménagement, un nouveau compte bancaire, une mise en couple, une séparation, une naissance : tout changement de situation se déclare.

Vous le faites en ligne sur votre compte ou sur place, parce qu'il peut modifier votre AAH.

Si vous travaillez, il faut aussi déclarer vos revenus tous les trois mois. En milieu ordinaire, la déclaration trimestrielle de ressources est obligatoire : c'est elle qui permet d'ajuster l'AAH à ce que vous gagnez vraiment.

Depuis le 1er octobre 2026, c'est aussi le cas en ESAT. L'AAH y est désormais calculée sur les revenus du dernier trimestre, et non plus sur ceux de l'avant-dernière année.

La bascule se fait progressivement jusqu'en décembre 2026. Chaque allocataire reçoit un courrier ou un mail qui lui donne sa date de départ.

Enfin, prévenez la Caf en cas d'hospitalisation longue : au-delà de 60 jours, le montant change, comme on l'a vu plus haut.

Ce n'est pas de la paperasse pour le plaisir. Une déclaration oubliée, c'est souvent un trop-perçu à rembourser des mois plus tard.

Ce que devient l'AAH à 62 ans ou après un refus

À l'âge de la retraite

Tout dépend encore de votre taux. Entre 50 et 79 %, l'AAH s'arrête à 62 ans, l'âge auquel la loi considère les allocataires comme inaptes au travail. À 80 % et plus, elle peut continuer à compléter une petite retraite.

Le passage se prépare plusieurs mois à l'avance, et la retraite est même attribuée automatiquement dans certains cas : tout est expliqué dans le guide AAH et retraite.

Si la MDPH refuse

Alors, que faire si la MDPH refuse ? Un refus n'est pas une fin.

Vous avez 2 mois à partir de la notification pour faire un recours administratif préalable obligatoire, le RAPO, auprès de la MDPH. C'est une étape obligatoire avant tout recours devant le tribunal judiciaire.

La marche à suivre et le contenu de la lettre sont détaillés dans le guide pour contester une décision de la MDPH.

Avant de déposer votre demande d'AAH

Une dernière vérification, rapide :

Et si une question reste en suspens sur votre situation, posez-la en commentaire sous une vidéo de la chaîne Avis Favorable.

Vos questions

L'AAH est-elle imposable ?

Non. L'AAH fait partie des prestations liées au handicap qui sont totalement exonérées d'impôt sur le revenu. Vous n'avez pas à la déclarer.

Combien de temps faut-il pour obtenir une réponse à une demande d'AAH ?

La CDAPH de la MDPH a 4 mois pour répondre. Si vous n'avez aucune réponse au bout de 4 mois, la loi considère que votre demande est rejetée, et vous pouvez contester ce refus implicite.

Mon conjoint gagne bien sa vie : ai-je quand même droit à l'AAH ?

Oui, c'est possible. Depuis le 1er octobre 2023, l'AAH est calculée sur vos seules ressources personnelles. Les revenus de votre conjoint, concubin ou partenaire de Pacs ne comptent plus.

Peut-on toucher l'AAH et la PCH en même temps ?

Oui. Pour un adulte, la PCH se cumule avec l'AAH. Les deux n'ont pas le même rôle : l'AAH sert à vivre, la PCH finance des aides précises liées au handicap.

Mes héritiers devront-ils rembourser l'AAH ?

Non. En cas de décès, les héritiers préviennent la Caf ou la MSA, mais ils n'ont pas à rembourser les sommes versées au titre de l'AAH.

Qui verse l'AAH, et quel organisme décide de l'accorder ?

La Caf verse l'AAH, ou la MSA si vous relevez du régime agricole. Mais ce n'est pas elle qui décide : le droit est accordé par la CDAPH, la commission de la MDPH. La Caf vérifie ensuite vos ressources, calcule le montant et le paye chaque mois. Votre demande se dépose donc à la MDPH, jamais à la Caf.

Sources officielles (vérifiées le 4 octobre 2026)
  1. Service-public : Allocation aux adultes handicapés (AAH)
  2. Légifrance : Décret n° 2026-229 du 30 mars 2026 portant revalorisation de l'AAH
  3. Légifrance : article D821-1-2 du code de la sécurité sociale (RSDAE)
  4. Légifrance : article R821-5 du code de la sécurité sociale (durée d'attribution)
  5. Légifrance : article L821-2 du code de la sécurité sociale
  6. Légifrance : annexe 2-4 du CASF (guide-barème)
  7. Service-public : formulaire Cerfa 15692*01 (demande MDPH)
  8. Formulaire Cerfa 15692*01 : Demande à la MDPH (PDF officiel)
  9. Mon Parcours Handicap : MDPH en ligne
  10. Service-public : Handicap, majoration pour la vie autonome (MVA)
  11. Service-public : Peut-on travailler et percevoir l'AAH ?
  12. Service-public : Handicap, peut-on cumuler la PCH avec d'autres allocations ?
  13. Service-public : Impôt sur le revenu, faut-il déclarer les aides sociales ?
  14. Cerfa 15695*01 : certificat médical MDPH (PDF officiel)
  15. Caf : instruction IT 2026-156, trimestrialisation de l'AAH des bénéficiaires en ESAT
  16. Légifrance : article R146-26 du CASF (certificat médical de moins d'1 an)
  17. Cnav et Cnaf : circulaire n° 2024-1 du 2 janvier 2024, passage à la retraite des titulaires de l'AAH

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